dimanche 22 février 2009

Renart médecin - Épisode en cours de traduction

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Voici quelques règles de traduction simples à respecter :
  • Le texte doit être traduit avec le souci de rester fidèle au texte original, tout en restant facile et plaisant à lire.
  • L'ancien français utilise les temps présent et passé assez librement, le présent est choisi pour la traduction.
  • L'alternance de tutoiement et de vouvoiement est fréquente dans un même dialogue, elle est conservée. Elle est toutefois uniformisée au sein d'une même réplique.
Les liens suivants pourront vous être utiles :
Dictionnaire d'ancien français (DicFro)
Grammaire d’ancien français

Pour info, la traduction d'un épisode comprend plusieurs étapes :
  1. Traduction automatique mot à mot (basée sur la traduction des textes précédents).
  2. Correction manuelle mot à mot, et ajout de la traduction des mots non traduits automatiquement.
  3. Mise en forme de la traduction en français correct.
  4. Lecture à voix haute et amélioration de la traduction.
  5. Correction des fautes d'orthographe et amélioration de la traduction.
  6. Publication de l'épisode.
  7. Lecture à voix haute et correction éventuelle de la traduction.
  8. Correction des fautes d'orthographe éventuelles par une tierce personne.
La traduction en cours est donc en général dans un état intermédiaire.



Là-dessus, il termine son discours.
A


tant sa parole a fenie,
Le roi l'a bien écouté,
il est attristé et furieux.
« Chers seigneurs, conseillez-moi donc,
fait-il, j'ai besoin de vos conseils,
que dois-je faire de ce démon,
ce diable, ce mécréant,
qui m'a trompé tant de fois
avec ses ruses, et qui me rend fou.
J'accepterai volontiers tout conseil
pour l'humilier. »
Ysengrin, l'un de ses guerriers,
et qui le haït mortellement,
lui répond avec colère :
« Seigneurs, fait-il, ne dites-rien
et jugez-le sur ces faits.
Que celui-ci qui a un bon conseil à donner,
ne le garde pas pour lui,
mais vienne en aide à son seigneur,
car on n'a jamais humilier de la sorte
un prince sur ces propres terres.
Il est donc normal qu'on lui déclare la guerre,
car on ne doit avoir aucune pitié
pour le contrat qu'il a dénoncé
de son propre chef et sans raison.
Il n'a jamais daigné demander
ni délai ni report.
Par ma tête, tout cela n'est que mépris,
et si j'étais juge,
je déciderai que ce dépravé,
ce scélérat, cet arrogant,
soit traîné et pendu,
pour avoir fait salement maltraité
Ronel le messager
avec sa ruse et sa méchanceté,
alors qu'il représentait le roi.
On est en droit de bien se venger. »
Belin, après avoir entendu son discours,
saute prestement sur ses patte.
« Ysengrin, taisez-vous maintenant,
fait-il, car vous en avez déjà trop dit.
Nous savons bien, sans aucun doute,
que vous haïssez Renart si fort
que voudriez le voir mort.
Je vous prie donc de ne plus en parler,
sinon on pourrait vous reprocher
un tel discours et un tel jugement.
Si mon seigneur le roi ordonne,
après mûre réflexion,
qu'il soit pendu, alors qu'on le fasse.
Mais, plaise à Dieu en qui je cois,
Le roi mérite qu'on lui donne
des meilleur conseils.
Si seigneur Ronel le mâtin
n'a pas fait ce qu'on lui a demandé,
un autre, que le roi enverra,
fera mieux que lui, à mon avis.
Quiconque soit assez osé
pour condamner ans jugement,
soit durement réprimandé.
Un message, je recommande
qu'on envoie un messager qui parle mieux,
demain matin sans plus tarder,
quelqu'un qui sache le roman et le latin. »
Le roi répond sur le champ :
« Belin, vous méritez tout mon estime.
Je sais que vous avez beaucoup de sagesse.
Par la foi que je dois au saint père de Rome,
vous parlez toujours avec justesse.
Mais, dites moi donc
qui pourrait être notre messager,
il me tarde de le savoir,
car je n'en n'ai pas la moindre idée.
— Seigneur, Brichemer sera parfait,
il est aimable et vaillant.
je pense qu'il n'y a pas
meilleur orateur ici.
Si vous êtes d'accord,
il se mettra en route aussitôt.
— Belin, allez donc le chercher,
et dites-lui que je lui demande
de venir à moi tout de suite. »
Brichemer a tout entendu,
il se dresse sur ses pattes, et répond :
« Sire, je suis prêt à faire immédiatement
ce que vous souhaitez.
Si vous décidez de m'y envoyer,
je partirai vite et sans délai,
et si je le trouve, sachez, quoi qu'il arrive,
que je le ramènerai à cour.
— Brichemer, lui dit le roi,
vous êtes courageux et distingué,
vous connaissez aussi beaucoup de langues,
car vous êtes l'un des mieux éduqués.
Allez de ma part
au château de Renart,
et dites-lui sans hésiter
qu'il vienne servir à la cour,
sans chercher ni prétexte ni ruse,
car, par la foi que je dois à saint Gilles,
s'il m'y oblige,
son château sera détruit,
et lui même sera humilié.
Portez-lui ma lettre,
Car je vous en crois plus capable. »
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Et li rois l'a mout bien oïe,
Si en fu marriz et iriez.
« Biau seignors, qar me conseilliez,
Fait il, a vos touz conseil quer
Que ferai de cel aversier,
Cel deable, cel mescreü,
Qui tantes foiz m'a deceü
Par son engin et fet marrir.
Conseil de lui fere honnir
Prendroie mout tres volentiers. »
Ysengrin qui fu ses guerriers
Et qui le haoit mortelment
A respondu irieement :
« Seignors, fait il, or vos taisiez ;
Et seur cest afaire jugiez.
Cil qui set bon conseil donner,
Si ne le doit mie celer,
Ainz doit aïdier son seignor,
Qar onques mes honte grenor
Ne fist nus a prince de terre.
Bien est droiz que l'en sorde guerre,
Si n'en doit nus avoir pitié
Du terme qu'il a respitié
Par lui seus sanz contremander.
Onques ne daigna demander
.I. jor de terme ne respit.
Par mon chief ci a grant despit,
Et se je en fusse jugierres,
Je jujasse que li lechierres,
Li ribauz, li desmesurez,
Qu'il fust penduz et traïnez,
Que Rooniax li mesagier
A fet si forment domagier
Par son enging, par son desroi,
Qui estoit mesagier le roi.
On l'en doit mout bien fere honte. »
Belin qui ot oï le conte
Vistement en est sailliz sus.
« Ysengrin, or n'en dites plus,
Fait il, car trop en avez dit.
Nos savon bien sanz contredit
Que vos haez Renart si fort
Que le voudrïez avoir mort.
Or vos pri que n'en parlez mes,
On vos en tendroit a mauvés
De tel dit et de tel conmande.
Se mesires li rois conmande
Et il en son conseille truisse,
Qu'il soit penduz ou qu'en le truisse.
Mes se Diex plest en cui je croi,
Ja tiex conseil n'avra li rois
Que l'en li face se bien non.
Se dant Roonel le gaingnon
N'a fet ce qu'en li conmanda,
.I. autre qui miex le fera
I envoit li rois par mon los.
Ne ja mes n'i ait nus si os
Qui juge sanz conmandement ;
Blasmez en seroit durement.
.I. mesage qui miex parlast
Loe que l'en i envoiast
Sanz plus atargier le matin,
Qui parlast romanz et latin. »
Li rois respont sanz atargier :
« Belin, mout fetes a prisier.
Bien sai qu'en vos a mout sage honme.
Foi que doi saint Pere de Ronme,
Vos vos en alez par le droit.
Mes or me dites orendroit
Qui porroit fere le mesage,
Qar mout m'est tart que je le sache,
Ainz mes n'ai tel talent de rien.
— Sire, Brichemer ira bien,
Et si est cortois et vaillanz,
Et si sai bien que miex parlanz
N'en a pas .I. ceanz, ce croi,
Se il en a de vos l'otroi,
Maintenant le verrez movoir.
— Belin, qar i alez savoir
Et li dites que je li mant
Que a moi viengne maintenant. »
 Brichemer qui tot entendi
Em piez se dresce et respondi :
« Sire rois, je sui em present
Prest de fere vostre talent.
Se vos m'i volez envoier,
Tantost irai sanz delaier,
Et se gel truis, a coi que tort,
Sachiez je l'amenrai a cort.
— Brichemer, ce a dit li rois,
Mout par estes preuz et cortois
Et si savez de mains langages
Dont vos estes assez plus sages.
Vos irez de la moie part
Trestout droit au chastel Renart,
Si li dites sanz delaier
Qu'il viengne aprandre a cortoier
Sanz achoison ne querre guile,
Mes par la foi que doi saint Gile,
Se il m'i fait envoier plus,
Son chastel sera abatuz
Et il meïsmes ert honiz,
Mes mes letres et mes escriz
Porterez que miex vos en croie. »
Comment Renart fut magicien C'est la branche Renart si com il fu mires (29)
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